-
- 1 commentaire[s]
- conférence
- vendredi septembre 26, 2008
· 60 ans … et ? ·
- "Est-ce qu'il y a des journalistes dans la salle ?"lance l'érudit Jean-Paul Baillargeon de la Chaire Fernand-Dumont sur la culture de l'INRS. Il se définit comme le dinosaure d'une espèce en voie de disparition; la culture, afin de signaler également sa retraite l'année prochaine.
Silence, sans mouche, puis je lève une main hésitante puisqu'il est évident que je note et ne fais pas partie du noyau 'select' présent constitué d'enseignants et de chercheurs de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS). Tout de même, quelqu'un du 'prestigieux' Ministère des Affaires culturelles (MACQ) se serait aussi donné la peine de participer à cette rencontre au titre interrogateur : 60 ans à la promotion des arts et de la culture… et le travail ne fait que commencer! Nous ne sommes pas plus de dix personnes. Est-ce qu'ils peuvent comprendre mon titre de reporteur graphique ? Nous sommes au Québec, à la ville de Québec, pas en Europe.
Pour nos amiEs de l'extérieur, le Canada est en période d'élection jusqu'au 14 octobre et les coupures en culture continuent d'être un sujet d'actualité. Arrive cette conférence, ce mercredi, à l'INRS avec Alain Pineau, le directeur général de la Conférence canadienne des arts. Un autre organisme pour le bien de la culture et des arts qui sera en tournée dans plus de 15 villes dont Montréal le 29 octobre.
Mr Pineau livre son message en bon communicateur puisqu'il a passé 34 ans à Radio-Canada en tant que journaliste, rédacteur en chef des nouvelles de la radio française, puis directeur régional et vice-président. Il a lancé et géré pendant près de 10 ans Galaxie, le réseau de musique par abonnement de Radio-Canada. Il détient une maîtrise de l’Université d’Oxford. Il a complété des études en administration publique à l’ÉNAP de Montréal. Ouffff ! Bien. Le Chic Québécoeur, lui, résume pour vous ces infos... sans subventions, comme il est devenu de bon aloi de le mentionner.
"Nul besoin d'espérer pour entreprendre."
Décidé, il livre avant la période de questions les points que la CCA (non pas LE CCA, le Conseil Canadien des Arts, à ne pas confondre) débattra après les élections :
1- Positionnement des arts et de la culture, tant que ce pays a la prétention d'être un pays. Selon moi la culture canadienne est ce que les gens font et veulent faire.
2- Mieux définir les définitions des mots lobby et advocaty.
3- La loi sur les droits d'auteurs, qui est perçue différemment selon les générations.
4- Participer avec le Conseil des arts et le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) à une convergence avec les nouvelles technologies. Deux rapports sans suite traînent, deux lois à amalgamer et rappeler aux compagnies à fil, sans fils, câbles ou pas, qu'elles ne sont que des moyens de distribution. Où est le contenu et le statut de l'artiste ?
5- Préoccupations internationales. Il faut récréer l'aide. Développer le mécénat privé est important et la période actuelle permet un repositionnement. Pour nous, il est indéniable que les gouvernements doivent continuer d'être actifs compte-tenu de notre territoire et notre démographie.
6- La loi C-10 sur la censure. Nous appuyons les amendements des sénateurs Fox et Moore. On n'a pas besoin d'un ministre pour juger du bon goût 'Whatever That is'.
7- L'impact démographique. Les immigrants ont une perception différente de notre culture en plus du changement de génération. Le personnel culturel part à la retraite. Nous, on engage des jeunes!
8- L'importance des travailleurs autonomes. Un parti politique, je ne sais plus lequel, proposerait 20 000$ d'exemption d'impôts. En Islande, le montant serait de 350 000$.
commentaire[s]
Cher ChicQc, j’adore!
Tant d’infos au sujet d’un organisme qui se dit promoteur de la culture et qui soit aussi inconnu. Merci beaucoup.